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Fermez les Centres de Rétention !

Face à la crise sanitaire, l’enfermement administratif des personnes étrangères doit immédiatement cesser

Les Cercle des Voisins du Centre de Rétention de Cornebarrieu a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

 

Lire la lettre au Président      Signer la pétition

 

Cercles de Silence | 28/04/2015
Les représentants de l’Etat, relayés par les médias, parlent régulièrement de
s’attaquer aux réseaux mafieux qui exploitent les migrants. C’est bien ! mais ne
serait-il pas plus efficace et juste de s’attaquer aux causes et notamment au fait
que, si toutes les populations du monde avaient la même liberté de voyager et de
migrer que les habitants des pays du Nord, elles ne seraient pas obligées de
recourir à ces réseaux et de se ruiner.
Ne serait-il pas également plus juste de s’attaquer réellement aux
« esclavagistes » qui ont belle enseigne et pignon sur rue, car leurs pratiques sont
tout aussi scandaleuses que celles des réseaux mafieux. Trois témoignages parmi
tant d’autres :
« Je travaille 60 heures par semaine pour 150 €, parfois 100. Mon employeur
me doit de l’argent, mais il me dit qu’il ne peut me le donner maintenant, car son
entreprise ne va pas fort. Je suis en colocation avec une amie, et je ne peux pas
payer ma part de loyer. J’en suis malade. »
« J’ai été embauché comme plongeur, puis je suis passé aide-cuisinier, puis agent
d’entretien, puis confectionneur de pizza. Mon travail a changé, mes horaires
aussi, mais mon salaire lui, n’a pas changé. »
« Je travaille dans un hôtel. Je commence à 10h jusqu’à 14h. Je reprends à 18
heures jusqu’à 23h30 et souvent jusqu’à minuit. Ces 4 heures libres dans l’après-
midi ne me permettent pas de rentrer chez moi habitant la banlieue éloignée,
sans compter les frais supplémentaires de bus. Donc, entre 14 heures et 18
heures, me nourrissant d’un sandwich, j’erre dans les rues, je m’assoie sur un
banc quand il fait beau, la galère redouble par mauvais temps. Le vendredi,
samedi et dimanche, je termine à 2 ou 3 h du matin. Au début, mon salaire était
de 350 €, il est passé à 150 €, je ne sais pas pourquoi, mais je n’ose pas demander,
je suis sans papier »
Très nombreuses sont les personnes migrantes qui sont maintenues en situation
irrégulière par les préfectures, malgré leurs efforts répétés pour en sortir. Elles
sont ainsi livrées quasiment sans droit et sans défense à des entrepreneurs sans
scrupules qui en profitent pour les exploiter ; beaucoup ne perçoivent aujourd’hui
que 2€ de l’heure pour des journées pouvant dépasser les 10h et des semaines
allant au-delà des 70h.
Des études faites récemment, montrent que si l’on ouvrait les frontières, il n’y
aurait pas « l’invasion » que l’on nous brandit comme un épouvantail ; il y aurait,
il est vrai, plus de mouvements migratoires, mais de plus courte durée (pour des
visites, le commerce, une formation professionnelle, le tourisme…), parce que
nous vivons dans un monde caractérisé par la mobilité. L’économie mondiale, ici
et là-bas, se porterait beaucoup mieux, parce que l’enfermement et l’austérité ne
font la richesse que d’infimes minorités déjà scandaleusement richissimes.
Les humains sont par essence des migrants ; ils sont faits pour aller à la
rencontre de leurs semblables, comme personnes, peuples et cultures ; c’est ainsi
que l’on s’ouvre l’esprit et que l’on devient intelligent.

Plus jamais ca signons pour le jour dapres[Pétition] Plus jamais ça, signons pour le jour d’après

À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques.

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Depuis 4 ans, chaque année à Toulouse le "collectif 20 juin Toulouse" organise la Journée Mondiale des Réfugié·e·s.
Du fait de l’épidémie de COVID-19 et des restrictions sanitaires, le collectif a dû annuler, à contre cœur, les deux belles journées événements qu'il avait préparées pour cette édition 2020...
Il était malgré tout important pour nous de faire quelque chose. C'est pourquoi nous avons décidé de vous faire vivre ce temps dédié aux réfugié·e·s de façon virtuelle !

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