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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

Face à la crise sanitaire, l’enfermement administratif des personnes étrangères doit immédiatement cesser

Les Cercle des Voisins du Centre de Rétention de Cornebarrieu a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

 

Lire la lettre au Président      Signer la pétition

 

Source : SOS MEDITERRANEE - 7/2/2018

Le 27 janvier l’Aquarius a été confronté à l’une des pires journées depuis le début de sa mission en Méditerranée centrale en février 2016. Les équipes de SOS MEDITERRANEE ont été mobilisées pour le sauvetage d’un bateau pneumatique en train de couler dans les eaux internationales au large de la Libye. Quelques heures plus tôt, elles avaient été témoins d’une interception par les garde-côtes libyens dans les eaux internationales. Deux ans après la première mission de sauvetage de l’Aquarius, les sauveteurs de SOS MEDITERRANEE constatent que la crise humanitaire ne fait qu’empirer aux portes de l’Europe, et que le financement par l’Europe des garde-côtes libyens est loin d’être une solution.

« La pire journée de ma vie »

« Ce samedi 27 janvier restera la pire journée de ma vie » admet Tanguy, le coordinateur adjoint des secours, alors que l’Aquarius vient juste de rentrer au port. Ses coéquipiers baissent les yeux, observent un silence respectueux. Comme si chacun, à ce moment, revivait la chronologie des évènements, la première approche, le canot dégonflé, des dizaines de personnes dans l’eau sans gilet de sauvetage, les hurlements de détresse, la panique en pleine Méditerranée. « Nous avons été confrontés à un sauvetage très critique » explique Klaus, le coordinateur des secours.

Quatre jours après le naufrage, les équipes de l’Aquarius sont encore sous le choc. « J’ai perdu le compte des personnes inanimées que nous avons ramenées à bord, je ne me rappelle pas des dix premières minutes, c’est comme un trou noir. Je me souviens juste qu’on n’arrêtait pas de hisser des personnes inanimées à bord, des enfants auxquels il fallait faire des massages cardiaques et qui avaient de l’écume qui leur sortait de la bouche » raconte Viviana, membre de l’équipe des marins-sauveteurs.

Tout s’est passé si vite que les sauveteurs, pourtant extraordinairement rapides et efficaces, ont du mal à se rappeler exactement la scène. Il faut repasser ensemble les rapports, les vidéos, les photos, écouter les récits de chacun pour reconstruire petit à petit ce qui est déjà, clairement, l’une des pires journées de l’Aquarius, depuis le début de sa mission de sauvetage en mer en février 2016.

101 personnes sauvées : un miracle dans ces circonstances

« C’était la pire journée, mais aussi la meilleure journée de ma vie » continue Tanguy, fier de l’équipage du navire qui, en unissant toutes ses forces, a réussi le « miracle » de sauver 101 personnes, de ce canot pneumatique dégonflé. Tandis que sur les canots de sauvetages, les marins-sauveteurs tiraient une à une les personnes hors de l’eau, commençaient les massages cardiaques, distribuaient des gilets de sauvetage, déployaient tous les objets flottants possible ; sur le pont, une alerte générale était lancée et tous, des marins aux ingénieurs, des journalistes aux médiateurs culturels, des photographes aux infirmières : tous s’entraidaient pour installer une clinique d’urgence dans l’abri réservé d’ordinaire aux femmes secourues, lançaient des bouées de sauvetage aux survivants ayant réussi à nager jusqu’au bateau, prenaient le relais des massages cardiaques, aidaient ceux qui arrivaient à bord baignés d’essence à se changer. Ce qu’on appelle à bord de l’Aquarius le « Mass Casualty Plan » venait d’être déclenché.

Malgré les efforts déployés par l’équipe médicale pour les ramener à la vie, deux femmes n’ont pas pu être réanimées, laissant des orphelins, dont un était encore à bord et un autre était lui évacué par un hélicoptère de la marine italienne vers l’hôpital de Sfax en Tunisie, avec 15 autres personnes.

Un long moment de silence pour les deux femmes décédées… et les dizaines de disparus

A peine les opérations de sauvetage terminées, les canots de sauvetage de SOS MEDITERRANEE ont continué d’arpenter la zone autour de l’épave vide, à la recherche d’éventuels survivants. Certains sauveteurs avaient vu des corps couler sous leurs yeux, déjà trop loin dans les profondeurs de ces eaux sombres pour être rattrapés.

Mais au cours de ce dernier tour de reconnaissance, aucun corps retrouvé, aucune trace de vie, les canots ont finalement fait demi-tour et sont retournés à toute vitesse vers l’Aquarius. L’urgence passée, il fallait s’occuper des vivants dont certains blessés devaient être évacués par hélicoptère et continuer à patrouiller dans la zone de sauvetage, au cas où d’autres embarcations en détresse tenteraient la traversée. Le lendemain, l’une des infirmières à bord a entamé une liste de ceux qui manquaient à l’appel. Au fil des heures, jusqu’à l’arrivée au port où elle a été remise à la Croix Rouge Italienne, cette liste n’a cessé de s’allonger.

Après un nouvel appel pour le transfert à bord de l’Aquarius de 132 personnes secourues par un navire marchand le dimanche, le silence s’est abattu sur le quai du port commercial d’Augusta, au moment d’évacuer, à la fin du débarquement, les deux corps sans vie, enveloppés dans des « body bags » de plastique blanc. Un long, très long moment de silence, à bord comme à terre, pour honorer la mémoire de ces deux femmes et de tous les disparus de ce naufrage.  

Se résigner à ne pas savoir… et continuer malgré tout

Après avoir vu un à un les morts et les vivants descendre du bateau, il faut se résigner à ne pas savoir ce que deviendront ces enfants qui ont survécu au naufrage, à ne pas savoir où seront enterrées ces deux femmes ni si leurs fils seront informés de leur lieu de sépulture, à ne pas savoir exactement combien de personnes se sont noyées. Tout comme il faudrait se résigner aussi à ne pas savoir où ont été emmenés et ce que sont devenus les passagers d’un autre canot pneumatique intercepté le matin même de ce naufrage tragique par les garde-côtes libyens dans les eaux internationales, sous les yeux impuissants de l’équipage de l’Aquarius sommé de s’éloigner de la zone.

« J’ai l’impression que tout empire, très vite. Ces dernières semaines, les personnes secourues arrivent dans des conditions de plus en plus dramatiques, les corps des adultes et même des enfants sont couverts de gale, ils sont de plus en plus faibles, tous très amaigris. Ils semblent surtout prêts à tout pour échapper à l’enfer qu’ils vivent en Libye » confie un membre d’équipage alors que l’Aquarius se prépare à repartir en mer.

Redonner une part d’humanité

Difficile d’établir une échelle du pire dans ce drame qui se poursuit aux portes de l’Europe, et dont l’Aquarius est témoin direct depuis le début de sa mission en Méditerranée centrale il y a deux ans. Ce 27 janvier a été l’une des pires et des meilleures journées de l’Aquarius. S’il n’avait pas été là, le bilan de ce naufrage aurait été beaucoup plus lourd. Si l’Aquarius n’avait pas été là, personne ne saurait que les garde-côtes libyens avaient encore une fois intercepté une embarcation en détresse et remmené ses passagers en Libye où leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés.

L’Aquarius est là, en Méditerranée, depuis deux ans et il continue sa mission toujours plus difficile mais toujours aussi cruciale : sauver, protéger et témoigner ; tandis qu’à terre, les bénévoles de SOS MEDITERRANEE continuent de relayer, de sensibiliser, de redonner espoir en l’espèce humaine, qui, si elle est capable du pire, est aussi capable du meilleur. Car si l’engagement des marins-sauveteurs est vital pour sauver des vies, celui des bénévoles, des donateurs, de tous les citoyens qui soutiennent SOS MEDITERRANEE l’est tout autant pour redonner sa part d’humanité à l’Europe !

Vite dit

Désespoir

17/4/2020 - COVID-19 : CRA zone de non droit - agissons pour leur fermeture

Comme certains autres centres de rétention, le CRA de Toulouse-Cornebarrieu n'est toujours pas vide et ne le sera sans doute jamais car il semble servir de déversoir pour les préfets qui continuent de délivrer des Ordres de Quitter le Territoire Français, ordre absurde s'il en est vu la fermeture actuelle des frontières.
Les centres de rétention sont des zones où il est difficile de savoir réellement ce qui s'y passe. C'est ce qui avait déjà été dénoncé en 2012 pendant la campagne inter-associative 'Ouvrez les portes, on a le droit de savoir' avec Migreurop, Alternatives européennes et Reporters sans frontières auquel le Cercle des Voisins avait participé http://www.migreurop.org/article2106.html
Ces espaces fermés et surveillés par la police sont d'autant plus effrayants pendant cette période de confinement que toute visite devient maintenant impossible.
Les associations d'aide juridique se sont retirées( la Cimade pour le CRA de Cornebarrieu), l'agent de l'Office Francais de l'Immigration et de l'Intégration (OFII ) ne montre son nez que quelques heures par semaine mais son aide se résume à permettre 2 appels téléphoniques aux retenus qui le demandent. Pas de retrait d'argent impossible car selon eux les bureaux de poste sont fermés. Or sans argent, comment acheter des cigarettes, des cartes de téléphone...

Samedi 11 avril, le centre comptait 3 retenus et ce jeudi 16 avril, 5 hommes et une femme y sont maintenant enfermés. Les portes ne semblent s'ouvrir que dans un seul sens !
Le centre de Cornebarrieu compte 3 secteurs hommes, un secteur femme et un secteur famille. Dans chaque secteur, il y a un téléphone public où il est normalement possible de joindre les retenus depuis l'extérieur.
Les 5 hommes sont tous rassemblés au secteur D mais c'est le seul dans lequel il est impossible de les joindre car le téléphone est hors service.
Les retenus ont demandé à changer de secteur mais cela leur a été refusé.

L'un deux est au centre depuis 45 jours (en provenance de Lyon), un autre depuis 21 jours, deux autres sont arrivées plus récemment (le 13/04 après un contrôle à Perpignan et un autre ce jeudi 16 avril).
Une jeune femme arrivée dans le centre il y a 3 jours se retrouve complètement isolée dans son secteur. Elle a 19 ans. Elle ne mange pas.
Et bien sûr, pas de masques, pas de gel hydroalcoolique, un peit savon
Vous qui êtes français et pendant ce confinement, vous avez du expérimenter une ou plusieurs fois des contrôles policiers visant à vérifier votre attestation de déplacement. Vous avez peut-être tester l'arbitraire de certains contrôles comme ce qui est décrit dans cet article
https://www.bastamag.net/attestation-controle-deplacement-PV-amendes-violences-policieres-confinement-covid
Imaginez ce que peut-être l'arbitraire policier quand vous le subissez 24h/24 dans un centre fermé ! La parole du prisonnier.e ou du "retenu.e" (euphémisme utilisé par l'administration) a -t-elle la même valeur que celle de l’homme ou de la femme en uniforme ?
https://www.liberation.fr/debats/2020/03/18/l-inegalite-des-vies-en-temps-d-epidemie_1782169

Les audiences devant le juge des libertés où nous nous avions l'habitude de nous poster en tant qu'observateur nous sont maintenant inaccessibles. Elles fonctionnent par visio-conférence. Aucune présence citoyenne donc.
Joint sur son propre téléphone, un homme nous dit que les policiers les menacent s'ils évoquent les conditions de leur rétention pendant l'audience.Lui-même a été malade, fiévreux, avait du mal a respirer et a appelé les services d'urgence avec son propre téléphone. C'est un homme en veste rouge de la société ONET qui est venu et a estimé qu'il simulait. Il a ensuite subi la répression policière. Il a été frappé et mis à l'isolement.

Mais les policiers semblent aussi se donner du bon temps avec grillades et bières au menu dans la cour du CRA. Peut-être que les journalistes pourraient aller y faire un tour au moment des repas pour vérifier la fumée.
Mas d'autres distractions policières sont encore moins amusantes et pourraient faire l'objet d'une enquête, comme dire à un retenu de rassembler ses affaires car il est libérable et le traiter de mongole quand il se présente avec son sac, avec ordre de regagner sa cellule.

 

Désespoir

15/4/2020 - Coronavirus et manifestation au CRA du Mesnil-Amelot : le choix de la répression

Ce mardi 14 avril, Christophe Castaner était l'invité du grand entretien sur France Inter. A une question sur la régularisation des sans-papiers, comme l'a fait le Portugal, le ministre de l'intérieur répond: "Si l'on regarde bien ce qu’a fait le Portugal, on s’aperçoit que nous avons le même dispositif, et que nous l’avons même fait avant le Portugal. Là-bas, il s’agit d’une régularisation temporaire de personnes arrivées avant le 18 mars. Nous, nous avons mis ça en place de façon systématique et pour tout le monde : nous n’avons pas besoin de prendre des mesures temporaires parce que les soins urgents sont assurés pour tous. S’agissant des situations administratives, nous avons prolongé de 90 jours tous les titres. Pour faire simple : nous avons fait comme le Portugal, mais avant le Portugal."

Aucune réaction des journalistes Léa Salamé et Nicolas Demorand !

Désespoir

Monsieur Castaner et ses interlocuteurs ne peuvent pourtant pas ignorer ce qu'a déclaré Adeline Hazan, le contrôleure des lieux de privation de liberté le 11 avril sur cette même radio.

"Aucun plan n’avait été envisagé pour faire face aux conséquences d’une épidémie en prison"
Ce même 11 avril, Monsieur Castaner ne pouvait pas ignorer que les prisonniers du CRA du Mesnil-Amelot en grève de la faim pour réclamer leur liberté ont été durement réprimés ce même 11 avril. C'est lui qui a donné l'ordre aux CRS de mater la rébellion.
C'est encore lui qui a autorisé le transfert de ces hommes dans d'autres centres de rétention (Lille, Rouen).

Alors, cessez de mentir Monsieur Castaner : La France n'a pas régularisé les sans-papiers comme l'a fait le Portugal.
Cessez de participer à la propagande gouvernementale, messieurs les journalistes!

 

 

 

Désespoir20/1/2020 - Eux c'est Nous et tout ce qui est humain est notre !
Je souffre devant tant de malheurs et d'injustices. Il faut que je parle, que j'écrive ma colère :
Un jour, en visite au CRA (Centre de Rétention Administrative) il m'a été répondu que le CRA n'était pas un hôtel : que le retenu ne pouvait pas choisir sa chambre, ni son voisin de lit, ni son repas !
Non seulement le retenu est arbitrairement privé de liberté et c'est scandaleux, mais en plus il est jugé de façon inégale, mais en plus il n'a pas droit à la même défense, mais en plus il ne trouve pas autour de lui autant de sollicitude et d'attention qu'il en aurait besoin !!!
Et oui, au CRA on ne peut pas avoir sa valise de fringues avec soi, au CRA on n'a pas forcément l'eau chaude, au CRA on n'a pas assez de couvertures, au CRA on est en souffrance, au CRA on doit subir l'autorité violente de la police et on est INNOCENT.
C'est une prison plus violente que la prison parce qu'on est innocent.
Pas de médecin sans frontière pour défendre MR N., malade, qui va être expulsé vers le pays qu'il fuit ;
Pas d'avocat sans frontière pour Mme M., qui a eu l'audace de traverser une rue pour se faire coiffer et écope de 5 mois d'emprisonnement en France alors qu'elle travaillait depuis plus de 2 ans en Suisse, sans avoir subi aucun contrôle,
Pas de défenseur sans frontière des droits de l'homme pour D., 21 ans, le sourire aux lèvres, qui après avoir été prisonnier 90 jours en Lybie, sera 60 jours prisonnier en France avant de prendre un avion pour l'Italie !
J'espère que H., que nous avons vu ce matin retrouve la liberté cet après-midi ; il est en plein désarroi, abasourdi par ce qui lui est arrivé et par les conséquences qui en découlent sur sa famille .
Cependant :
Eux c'est Nous et tout ce qui est humain est notre !

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20/11/2019 - Gouverner, c’est créer des numéros verts
Le gouvernement a trouvé la méthode universelle pour résoudre les problèmes d'accès aux services publics : créer un numéro d’appel.

Vous êtes un étudiant précaire qui n’arrive plus à s’en sortir ? La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé la création d'un numéro d'appel afin de mettre en relation les étudiants en difficulté financière avec une assistante sociale qui pourra … les informer.

Les urgences sont saturées ? La ministre de la Santé, Agnès Buzyn a annoncé la création d’un « numéro unique d'accès aux soins » qui vous aiguillera très certainement vers … les urgences.

Des soupçons de radicalisation ? Appelez le 0 800 005 696, vous pourrez y dénoncer votre voisin barbu ou votre voisine voilée comme vous y a invité le président de la République.

Vous êtes réfugié et vous voulez déposer une demande d’asile ? Fini les longues files d’attente, vous pouvez désormais appeler une plateforme téléphonique de prise de rendez-vous (appel payant). Celle-ci est saturée et vous raccroche au nez 45 minutes et 5 euros plus tard ? Renouvelez votre appel (et payez) autant de fois que nécessaire (voir ici). Vous n’avez pu obtenir de rendez-vous dans les délais (raccourcis par la loi Asile et Immigration) ? Dommage, vous êtes désormais en situation irrégulière et vous serez expulsé car vous n’avez « plus rien à faire là » comme dit le président de la République.

Il fut un temps où les services publics fonctionnaient correctement. Après des années de coupes budgétaires pour compenser les baisses d’impôts pour les grandes entreprises et les plus fortunés, les dysfonctionnements se multiplient alors que les besoins augmentent en raison d’une plus grande précarité.

La solution serait-elle de redonner des moyens aux services publics et de prendre des mesures pour réduire la précarité ? Non, vous n’y êtes pas du tout. La solution, c’est de créer un numéro d’appel en amont des services publics déficients pour vous faire patienter. A moins que ce ne soit pour vous faire comprendre comment vous en passer.

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22/10/2019 - C'est l'histoire d'une famille, et plus particulièrement d'un papa qui n'a pas les papiers pour vivre sur le territoire français. C'est surtout  l'image de notre société, de notre façon de vivre, de notre indifférence qui est évoquée ici.  "Ici",  c'est le palais de justice de Toulouse, mais ce pourrait être celui de Nantes ou de Paris,  puisque les récits entendus sont similaires. Le début de la mésaventure de ce papa se situe à proximité d'un centre commercial, et plus précisément à côté du conteneur poubelle, l'endroit où sont jetés les produits périmés invendables.  Endroit convoité par tous les sans droits de nos sociétés. Endroit choisi par la police pour guetter ceux qui oseraient " voler" les déchets et les invendus divers.  Ce papa n'a pas été pris la main dans la poubelle, on l'a juste suspecté de vouloir le faire.  Pour cela il a été interpellé, arrêté, incarcéré en centre de rétention, séparé de sa femme et de ses 4 enfants. Heureusement, le juge aujourd'hui a décidé de le remettre en liberté suite à des irrégularités de procédure.
Quoi qu'il en soit, la réalité reste: nous vivons dans un monde de bêtes féroces où ceux qui peuvent consomment aveuglément et sans limites laissant les autres à la rue, avec comme seule pitance les déchets des poubell
es, qui de surcroit leur sont interdits.

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23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

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15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

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Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

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Plus jamais ca signons pour le jour dapres[Pétition] Plus jamais ça, signons pour le jour d’après

À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », seize organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques.

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«La santé est un droit universel. Signez pour que tout le monde puisse se protéger et être soigné du Coronavirus.»

M. Macron, votre gouvernement doit être la première barrière au coronavirus

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