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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Source : BASTAMAG - Anne-Sophie Simpere - 16/10/2017

Ils sont des milliers à patienter sans fin sur les îles grecques. Réfugiés afghans ou syriens, opposants iraniens ou congolais, tous vivent dans des conditions indignes, sans information sur leur devenir. Mais poussés à bout, les migrants ne se laissent pas faire : grèves de la faim, sit-in, occupation d’une place, malgré la brutale répression policière... Ces derniers mois, leurs actions se sont multipliées pour alerter sur le sort qui leur est réservé par l’Europe à ses portes. Reportage.

Pour les réfugiés, la petite île grecque de Lesbos, à dix kilomètres à peine des côtes turques, s’est transformée en une véritable prison à ciel ouvert. Un accord controversé entre la Grèce et l’Union européenne (UE), faisant suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants à Lesbos au cours de l’année 2015, prévoyait le renvoi systématique en Turquie de toutes les personnes arrivées illégalement, demandeurs d’asile compris. Mais en pratique, l’accord revient à bloquer des milliers de réfugiés dans les îles.

Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement grec a adopté une politique de rétention de tous les migrants sur leur lieu d’arrivée : tant que leur cas n’a pas été évalué, ils ne peuvent rejoindre le continent. Depuis un an et demi, les procédures s’éternisent, et les violations des droits sont quotidiennes. Aux portes de l’Europe, ceux qui ont traversé l’enfer pour arriver jusqu’ici luttent désormais pour ne pas sombrer dans l’oubli.

« Faire du boucan » pour exister

Ted a 35 ans et vit depuis dix mois dans le camp de Moria, où s’entassent plus de 4000 personnes. Originaire du Congo Brazzaville, il milite contre le régime lors du référendum de 2015 et des élection de 2016. Face à la répression sanglante qui s’en suit, il fuit le pays. « J’ai reçu des convocations de la police, des menaces. Il y avait une chasse à l’opposant. Résister devenait trop dangereux. » Il réussit à atteindre la Turquie, où il est emprisonné pour séjour illégal. Son seul moyen de rejoindre l’Europe est d’embarquer dans un canot pour Lesbos. Arrivé le 2 décembre 2016, il n’a pu quitter l’île depuis.

« Décembre, c’était l’enfer. On dormait par terre sur des cartons, on était trois ou quatre dans des tentes prévues pour deux personnes. On était là, dans l’anonymat et l’ignorance, on ne savait pas ce qu’il fallait faire. Je ne savais pas ce que je faisais là. » Cet hiver là, plusieurs personnes meurent de froid sous leur tente à Lesbos.

Deux semaines après l’arrivée de Ted, un blocage du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) est organisé par des réfugiés venus de plusieurs pays africains, pour exiger un dialogue. « On a dû faire du boucan. Dans le camp, une grille nous sépare de EASO. Ils ne nous écoutaient pas. » On finit par leur répondre qu’il faut attendre.

Des mois d’attente insupportable

En février, au compte goutte, les enregistrements d’Africains commencent. Ce n’est qu’après cette étape qu’ils peuvent passer des entretiens, d’abord pour déterminer s’ils pourraient être renvoyés en Turquie, ensuite pour évaluer s’ils sont éligibles au droit d’asile. Ted est reçu en avril ; il attend une réponse pendant cinq mois. « Certains attendent un mois, d’autres neuf. Il n’y a pas de logique. »

EASO renvoie la balle aux services d’asile grec (GAS), chargés de prendre les décisions. Officiellement, pour le GAS, il n’y a pas de problème majeur et les demandes seraient traitées en deux mois en moyenne. Officieusement, les employés révèlent des manques de moyens dramatiques. Jusqu’en juillet dernier, certains bureaux n’avaient pas accès à internet. Et depuis trois mois, les salaires ne sont plus payés, ce qui conduit à s’interroger sur le devenir de l’argent européen censé couvrir 75 % de ces rémunérations.

Les agents grecs ne sont plus payés malgré les financements européens

Plusieurs agents du GAS ont récemment démissionné. Ceux qui restent se sont mis deux jours en grève pour réclamer leurs salaires. Démotivés, ils traitent en priorité les cas « faciles ». Rien qui ne permette de désengorger la situation : il y a près de 6000 réfugiés à Lesbos, et plus de 1000 sont arrivés rien qu’au mois d’août.

« On a le cas d’un kurde qui attend sa décision depuis 18 mois », se désespère Lorraine Leete, coordinatrice du Lesbos Legal Centre qui apporte un soutien juridique aux demandeurs d’asile. « Il y a un manque de ressources, de compétences... » Certains entretiens sont repoussés plusieurs fois, sans raison. Des demandes d’asiles sont rejetées parce que l’agent en charge de les traiter aura mal orthographié le nom d’une ville et, incapable de la retrouver sur une carte, il finira par considérer que le requérant n’est pas crédible.

L’île de Lesbos au « point de rupture »

Le 19 septembre, le maire de Lesbos lançait un appel au gouvernement Tsipras, estimant que son île, sous-équipée pour faire face à l’arrivée des migrants, avait atteint « un point de rupture ». Le camp de Moria est surpeuplé, les conditions sanitaires y sont déplorables, les files d’attente pour obtenir un maigre repas n’en finissent pas.

Les services accessibles ont encore été réduits avec le départ de plusieurs ONG en juin dernier, les fonds européens qui les finançaient ayant été redirigés vers le gouvernement grec, qui semblerait ne pas encore avoir assuré la transition. En juillet, il ne restait plus qu’un médecin à Moria.

En outre, certains réfugiés ont besoin de soins spécifiques qui ne sont disponibles qu’à Athènes. Mais là encore les procédures trainent ou n’aboutissent pas. Dans un récent rapport, Médecins sans frontières (MSF) rapporte que sur vingt-deux patients orientés vers une clinique spécialisée dans la prise en charge des victimes de tortures, seuls six ont obtenu le droit de quitter l’île pour y être admis.

« Je suis éduqué, j’ai de l’énergie et la volonté de travailler »

MSF alerte régulièrement sur les conséquences lourdes de cette situation d’attente, d’incertitude et d’ennui sur la santé mentale de personnes déjà très fragilisées par l’exil, qui ont souvent été victimes de violences dans leur pays d’origine ou pendant leur parcours.

Pour Ted, les journées se ressemblent : « On se lève, on cherche des nouvelles, on se décourage. Parfois, on apprend qu’il y a eu des arrestations, des déportations, ça chauffe la tête, il y a du stress tous les jours. »

Zaher [1], ingénieur civil de 26 ans qui a fui l’Afghanistan, attend depuis 14 mois à Lesbos : « Je voulais venir en France car ils ont de bons programmes pour les ingénieurs, mais rien ne va depuis que je suis arrivé en Europe. Je suis éduqué, j’ai de l’énergie et la volonté de travailler, mais ici, je ne fais rien. Je dors, je mange. C’est très difficile d’avoir un travail, il n’y a pas d’école pour les enfants... Je suis en train de me perdre. Je ne dors pas parce que je pense trop. »

Violence des autorités

Face à cette situation, des réfugiés tentent de s’organiser. Le 18 juillet, les africains lancent un sit-in devant les bureaux de EASO, à Moria, pour demander que les demandeurs d’asile arrivés depuis plus de six mois à Lesbos aient le droit de circuler librement en Grèce. L’action tourne rapidement à l’affrontement : « On est restés assis une heure, une heure et demi, puis il y a eu des violences policières. Les autorités ont été sauvages », raconte Ibrahim [2], représentant guinéen.

Des vidéos montrent des policiers frapper des hommes à terre et des jets de gaz lacrymogènes dans tout le camp. Trente-cinq personnes sont arrêtées et poursuivies en justice, risquant ainsi de perdre tout droit à l’asile.

La violence déployée ressemble à une stratégie d’intimidation visant à étouffer toute contestation : « Depuis, ils n’arrêtent pas la répression, les fouilles, les descentes à six heures du matin... » poursuit Ibrahim. « On a peur maintenant, on sait que la police nous vise. Mais on pense à d’autres moyens de se mobiliser », espère Ted.

Occupation

Le 28 août, c’est cette fois la communauté Afghane qui marche de Moria à la place Sappho, au centre de Mytilène, la capitale de l’île. Sortir de Moria leur permet d’éviter les attaques de la police, loin des regards. Ils occuperont la place pendant trois jours. Chaque manifestant porte un t-shirt sur lequel est écrit sa date d’arrivée à Lesbos. Beaucoup sont là depuis plus d’un an. « C’était très pacifique, raconte Zaher. Mais nous voulions montrer que nous avions perdu patience. Ils doivent nous laisser quitter Lesbos, nous ne sommes pas des criminels. »

Exposer publiquement le drame qui se joue à Lesbos, c’est également la stratégie d’Arash Hampay, défenseur des droits iranien. Cet été, il a passé quarante-et-un jours en grève de la faim sur cette même place Sappho pour demander la libération de son frère et de deux autres prisonniers syriens, eux aussi en grève de la faim.

Arash a quitté l’Iran après avoir passé trois ans en prison à cause de ses activités de soutien à des ouvriers. Il a été torturé, et a fini par fuir sous la menace d’une nouvelle arrestation. Son frère était actif dans la même association que lui. Pourtant sa demande d’asile a été rejetée, et il a été placé en détention dans l’attente de son appel. « Amir et moi, nous sommes tous les deux des activistes politiques, nous sommes arrivés le même jour : pourquoi sa demande a été rejetée alors que la mienne a été acceptée ? » s’indigne Arash.

« On a besoin de journalistes, d’ONG »

Grâce à ses nombreuses publications sur les réseaux sociaux, et ses relais dans les mouvements de solidarité, des activistes du monde entier ont mené des jeûnes de soutien à sa grève de la faim, postant à leurs tours son messages dans leurs réseaux. « L’attention médiatique dont a bénéficié Arash et son activisme sur les réseaux sociaux ont accentué la pression pour obtenir la libération de son frère », commente Lorraine Leete.

Les réfugiés sont tout à fait conscients de la nécessité de faire parvenir leur message au reste de l’Europe : « On a besoin de journalistes, d’ONG, pour dire au monde ce qu’il se passe ici. On est au fond d’un trou, et vous êtes dehors. »

Le procès des #Moria35, les trente-cinq réfugiés arrêtés par la police le 18 juillet, pourrait constituer un nouveau temps de mobilisation pour faire entendre la situation des oubliés de Lesbos. Lorraine Leete représente certains accusés : « Le procès devrait arriver vite, avant la fin de l’année, et plusieurs ONG internationales ont suivi la situation. Amnesty a publié un rapport documentant l’usage excessif de la force par la police. Nous espérons faire parler de ce qu’il se passe ici. »

« Tout le monde pourra avoir besoin d’aide un jour, même dans les pays développés »

L’Australie a été vivement critiquée pour la façon dont elle se débarrasse de ses réfugiés dans des camps offshores sur l’île de Nauru, mais la politique de l’Europe revient elle aussi à confiner les demandeurs d’asiles le plus loin possible de son centre. Les États européens n’appliquent pas les quotas d’accueil – pourtant faibles – qu’ils se sont fixés, et laissent une Grèce en crise financière contenir la situation. Leurs engagements internationaux sur la protection des réfugiés sont tout simplement ignorés.

L’accord avec Ankara joue un rôle central dans cette stratégie, et les ONG plaident pour sa révocation. Elles dénoncent le drame des réfugiés pris au piège, comme celui de ceux qui sont renvoyés vers la Turquie, un pays loin d’être sûr pour eux. Mais malgré les tensions diplomatiques avec le gouvernement Erdogan, l’accord semble tenir. Le Conseil d’État grec vient de rejeter l’appel de deux syriens qui protestaient contre leur renvoi en Turquie.

Néanmoins, Ted garde espoir : « Ce sont les hommes qui font les lois, les frontières ne se ferment pas toutes seules. Les gens ont une mauvaise image des réfugiés, il faut donc changer les perceptions. Et puis les catastrophes naturelles, les inondations, ça peut arriver n’importe où. Personne n’est à l’abri, tout le monde pourra avoir besoin d’aide un jour, même dans les pays développés. Alors, il faut qu’on se comprenne. »

Anne-Sophie Simpere

Photos de une : © Anne-Sophie Simpere

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Vite dit

15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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systeme ecrase17/5/2019 - Encore un.e jeune brisé.e.
Rafaël, Joseph et tant d'autres. Des jeunes venus en France motivés par l'espoir d'apprendre un métier, d'être autonomes, de participer positivement à notre société.
Pas assez pour l'administration française, qui les poursuit, les place en rétention, puis les expulse vers un futur incertain dans leurs pays, dont ils savent qu'ils n'auront que peu d'espoir de s'y épanouir et d'y vivre dignement.
Pas assez quoi ?

Pas assez intelligents ? Ils et elles le sont.
Pas assez motivé.e.s ? Ils et elles le sont.
Pas assez travailleurs et persévérants ? Ils et elles le sont.
Pas assez français ? Non, en effet. C'est bien la France qu'ils et elles ont choisie pour s'y intégrer, et ils ont fait des efforts considérables pour y arriver, toujours appréciés par leur entourage, mais l'administration leur refuse des papiers parce que pas assez quelque chose.
En fait on les condamne pour un seul "crime" : ne pas être né.e.s en France.
Nos dirigeants aiment se gargariser de ce que la France a besoin de jeunes plus motivés, prêts à étudier et à travailler. En voilà quelques-uns.e.s. Ils et elles n'attendent que d'être reconnus comme tels par l'administration.
Emmanuel Macron (ONU, 20 septembre 2017) : "Nous passons beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent à régler les problèmes de ce monde et les grandes crises, mais l’éducation c’est ce qui - parmi les réponses qui sont à notre portée - permet de les régler bien plus que les autres".
Une vérité incontestable. Dommage que ce ne soient que des paroles.

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2/4/2019 - Quoi ? Encore !?!? La loi est pourtant bien claire là-dessus en disposant que les séances du JLD sont publiques.
Publiques ! Cela veut dire que quiconque ne portant pas d'armes ou assimilables armes, a le droit d'assister aux audiences, à l'heure prévue, et durant toute la durée, jusqu'à ce que la ou le juge disent : "L'audience est levée".
Ce n’est pas compliqué non ? Et pourtant, le Cercle des Voisins doit se battre encore et encore pour que nos membres puissent assister aux permanences que nous assurons aux audiences. Mais cela ne concerne pas que nous. Des familles et ami.e.s de retenu.e.s peuvent aussi être bloqués aux portes du tribunal.
Est-ce le gouvernement ou le président du TGI qui ont ainsi décidé ? Ben non, ce sont de simples vigiles, d'une société privée qui assure la sécurité de l'entrée au tribunal, qui s'autodésignent policiers, juges et bourreaux, et décident, en fonction de leur propre
s imagination ou idéologie, si tel ou tel a ou pas le droit d'assister aux audiences.
Société privée ça passe encore, mais une justice privée ?
Le tribunal n'aurait donc pas le contrôle de ses troupes ? Ce serait difficile à croire, mais une chose est certaine, "quelqu'un" doit faire le nécessaire pour que ces violations répétées du Droit cessent.

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9/3/2019 - Respect des êtres humains ? Bof !
Cet AM, la PAF du CRA de Cornebarrieu a appelé Alain et Catherine, militants du Cercle des Voisins. Mr X, retenu au CRA, était dehors, soi-disant suite à une décision de justice.
Alain et Catherine sont allés le récupérer; en guise de dossier médical les policiers de la PAF leur dont donné une enveloppe vide et 2 comprimés de Doliprane, mais comme Mr X est atteint d'une maladie psychiatrique grave, il a absolument besoin d'un traitement contre la schizophrénie, ils l'ont amené aux urgences psy.
Après 2h30 aux urgences psy, ils sortent avec 2 Temesta (Lorazépam) et rassurés (+ou- ) sur un éventuel comportement dangereux. Il passe la nuit chez nos militants sans problème. Le lendemain matin re-problème. La PAF du CRA ignore ou se trouve son dossier médical. Après une dizaine d’appels, ils obtiennent une réponse peu coopérante au début : venez lundi (ça rouspète dur !!!), mais finalement ils les rappellent : l’infirmière avait préparé le dossier avec 5 jours de traitement, mais les policiers de service ne le savaient pas (et c’est bien le dernier de leur souci).... Ils sont donc allés chercher ce dossier avec, bien évidemment, Mr X. Retour à la maison et achat d’un billet sur OUI BUS pour la destination qu'il souhaitait. Ils l'ont laissé devant le bus.
Un cas exceptionnel ? Malheureusement non. Les policiers de la PAF et l'État français déchargent leur responsabilité régulièrement sur les associations de soutien aux retenus avec une désinvolture qui ne peut qu'être assimilé à la mise en danger d'autrui, ou du moins à la non-assistance à personne en danger.
Jusqu'à quand, sous prétexte de protéger la France de cette "horde d'étrangers envahissants", allons-nous permettre au gouvernement de violer et piétiner les droits fondamentaux des êtres humains, ces droits mêmes qui feraient de la France le grand pays qu'elle prétend être ?

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