En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés.

cdv logo  

Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

logo EGM Toulouse

Source : L'Humanité.fr - Émilien Urbach - 05/10/2017

Loin des discours bienveillants de l’année dernière, l’actuel gouvernement met en place avec les Prahda un nouveau système d’hébergement qui tient à l’écart les associations et la justice et facilite le renvoi massif des migrants. Décryptage.

Il y a tout juste un an, plusieurs milliers d’exilés étaient déplacés depuis le bidonville de Calais vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis aux quatre coins de l’Hexagone. S’est ensuivi un vaste élan de solidarité populaire. Dans les zones encore soumises à un afflux important de personnes en quête de refuge, à Paris et dans le nord du pays, des élus locaux ont mis en place des centres humanitaires d’hébergement d’urgence. Ce fut le cas à Grande-Synthe, à Ivry et dans le 18e arrondissement de la capitale. Malheureusement, Emmanuel Macron et son gouvernement semblent bien décidés à casser ces dynamiques et à revenir à une chasse tous azimuts aux étrangers. Une politique alignée sur celle menée au niveau européen où, comme le souligne un rapport accablant de la Cimade et d’Amnesty International, des accords scandaleux autorisent le renvoi vers l’Afghanistan de nombre d’exilés qui y risquent pourtant leur vie.

« Nous sommes inefficaces dans la reconduite », lançait, il y a quelques semaines, le chef de l’État à ses préfets. « On n’expulse pas assez », aime à répéter le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. La bienveillance comme les efforts d’accueil ne sont plus de mise. Et ce n’est pas qu’une question de vocabulaire. La semaine dernière, plusieurs mesures phares du futur projet de loi visant à « refonder » la politique française d’immigration ont été révélées par l’AFP. Parmi elles, l’augmentation astronomique de la durée de rétention administrative, qui pourrait passer de 45 à 90 jours. Ou encore l’obligation faite à l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) de rejeter les demandes d’asile de personnes originaires de pays dits « sûrs »…

Une politique gouvernementale qui penche vers le tri et l’expulsion

Le texte a immédiatement alerté associations et élus progressistes. « Ce projet est une attaque sans précédent contre les personnes venues chercher protection sur notre sol », a prévenu mardi la commission des relations internationales du PCF. Mais avant même de voir ce texte aboutir, le constat est déjà fait d’une politique gouvernementale qui penche désormais vers le tri et l’expulsion plutôt que vers l’accueil et le respect des droits des exilés.

C’est le reproche que fait Utopia 56. Mi-septembre, cette association s’est retirée du centre de la porte de la Chapelle. « Nous constatons que le traitement administratif des réfugiés qui y arrivent n’a plus rien d’humanitaire et que l’accueil aux alentours s’est transformé en une traque », explique Yann Manzi, cofondateur d’Utopia 56. Il dénonce l’obligation faites aux exilés de passer par le centre d’examen de situation administrative (Cesa) dont le premier objectif est de contrôler les empreintes digitales afin de les comparer aux données du système Eurodac. Un piège administratif qui prive les intéressés de leur droit à l’asile, ceux-ci se retrouvant ensuite sous le coup de procédures d’expulsion.

Le Cesa a été spécifiquement créé pour Paris, mais cette logique tend à se déployer sur tout le territoire au travers du programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asiles (Pradha). Ce nouveau programme s’est enclenché en même temps que la fermeture progressive des CAO. Il est censé pallier le manque criant de places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asiles (Cada), au nombre de 38 500 pour 110 000 demandeurs d’asile en cours d’instance. Concrètement, ces centres Prahda représentent 7 000 chambres pouvant accueillir 10 000 personnes prises en charge par Adoma, dans 62 hôtels Formule 1, achetés au groupe Accor, et 15 Première Classe du groupe Louvre Hotels.

Mais voilà. Pour bénéficier de ce marché, l’opérateur a dû signer une charte qui l’engage à signaler « toute fuite du demandeur sous procédure Dublin ». Il doit également communiquer « au préfet l’identité des personnes hébergées définitivement déboutées de leur demande d’asile en vue d’organiser leur retour ». Adoma a aussi l’obligation de saisir « le ministère de l’Intérieur en cas de sollicitation de la part des médias, et s’engage à faire respecter ces obligations à l’ensemble de son personnel et, le cas échéant, à ses sous-traitants et fournisseurs ». Tout ceci sans que soit prévue aucune intervention d’un juge et que les associations puissent y accompagner les exilés.

« Un contrôle judiciaire qui tend à disparaître »

« Avec les Pada, CAO et autres Prahda, on multiplie les catégories administratives et on disperse les exilés, avec pour effet de les rendre invisibles et de compliquer l’accompagnement social et juridique, relève Nicolas Fischer, du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales. Peu à peu, le contrôle judiciaire tend à disparaître et les coupes budgétaires sont facilitées. »

En 2016, parmi les 23 000 personnes en métropole qui ont été enfermées en centre de rétention administrative, moins de 9 500 ont finalement été reconduites. Les recours possibles devant les juges et la présence d’associations au sein des établissements freinent la machine à expulser. Le gouvernement souhaite accélérer les reconduites pour les quelque 22 000 « dublinés » actuellement en France et les déboutés du droit d’asile qui représentent, chaque année, en moyenne 70 % des demandeurs. Pour ce faire, avec les Prahda, il fait disparaître les juges et les citoyens auprès des exilés. Au passage, il n’hésite pas à niveler par le bas les conditions d’accueil. « Dans le Prahda d’Appoigny, il y avait deux travailleuses sociales, témoigne Anna Meyroune, du Collectif de soutien aux exilés de l’Yonne. L’une a été virée à cause de sa trop grande proximité avec les associations de solidarité. L’autre fait aujourd’hui office de gardienne. Elle le vit très mal et doit gérer 40 personnes à elle seule. » Selon France terre d’asile, on compte, dans les Cada, un salarié pour 15 personnes hébergées, alors que dans les Prahda le ratio passe à un pour 25. Dans la même logique, on estime à 25 euros par jour et par personne le prix de l’accompagnement dans les CAO, contre 16,50 euros dans les Prahda.

Cette « flexicompétitivité » appliquée aux droits des étrangers se trouve, par ailleurs, facilitée par les textes adoptés au niveau européen. « Des dispositifs comme les accords de Dublin amoindrissent nos possibilités de recours », alerte Yann Manzi, d’Utopia 56. Il en va de même des accords de réadmission signés à tour de bras par les pays membres de l’Union européenne avec l’Afghanistan (voir ci-contre), le Maroc, la Turquie, la Libye, le Soudan et autres pays fuis par les exilés.

expulsions : Paris et Khartoum main dans la main

C’est une accusation lourde que porte le journal en ligne StreetPress. D’après le média, la France aurait « livré des opposants politiques à la dictature soudanaise », dirigée depuis vingt-huit ans par le général Omar el-Béchir. Cette collaboration étroite aurait notamment pris la forme d’une visite de fonctionnaires soudanais, sans doute des militaires, menée entre janvier et mars 2017, dans trois centres de rétention, à Marseille, Coquelles et au Mesnil-Amelot. Objectif : identifier, avec l’aval du gouvernement français, des ressortissants soudanais pour les expulser. Selon StreetPress, au moins quatre exilés ont été reconduits à Khartoum dans la foulée de cette visite. Tous se déclaraient menacés par la police au Soudan. Au total, entre 2014 et 2016, 205 réfugiés soudanais ont été expulsés, selon Eurostat.

 

Emilien Urbach
Journaliste

 

Il n'est plus possible d'ajouter des commentaires à cet article

Vite dit

23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

⚫️

15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

⚫️

Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

⚫️

15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

⚫️

2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

⚫️

29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

⚫️

12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

⚫️

Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

⚫️

rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

Archive

Powered by mod LCA