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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : L'Humanité - Émilien Urbach - 11/02/2021

Plusieurs associations dénoncent des contrôles au faciès visant à interdire aux exilés d’entrer dans un centre commercial de Grande-Synthe.

Une demi-douzaine d’associations de défense des droits des exilés ont annoncé, samedi, qu’elles allaient interpeller le procureur de la République de Dunkerque et le préfet du Nord. Elles entendent dénoncer des contrôles d’identité discriminatoires menés par des CRS, ce vendredi 8 janvier, à l’entrée d’un centre commercial Auchan à Grande-Synthe.

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« Les témoins de la scène ont pu constater que les agents des forces de l’ordre laissaient l’entrée libre à toute personne de type caucasien sans procéder à un contrôle de leur identité, tandis que les autres étaient systématiquement contrôlées et une dizaine d’entre elles empêchées d’entrer », indiquent les organisations, dont plusieurs membres sont intervenus auprès des fonctionnaires de police au moment des faits. « Les agents CRS ont expliqué agir sur réquisition du procureur de la République », précisent-elles.

Exactions régulières

Sur les réseaux sociaux, le collectif Solidarity Border a publié une vidéo dans laquelle des policiers, dissimulant leur matricule, sont effectivement en train de s’adonner à une série de contrôles au faciès. « Suite à nos interventions (…) des renforts ont été appelés, indiquent les auteurs des images. Ils sont restés postés à chaque entrée, ainsi que dans le magasin jusqu’à la fermeture. (…) Nous avons été témoins d’un acte de discrimination et de racisme sans précédent. »

Selon plusieurs témoignages d’exilés vivant dans la région, les contrôles au faciès à l’entrée de ce magasin sont monnaie courante et s’ajoutent aux nombreuses exactions policières régulièrement dénoncées par les associations et élus locaux. Ce week-end, l’eurodéputé écologiste et ex-maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a une nouvelle fois dénoncé les conditions de vie «  inhumaines » des exilés qui subsistent « sans rien, dans la boue » et « sous des bâches » , à Grande Synthe, malgré « plus de 80 démantèlements (de campements de fortune – NDLR) en 2020 ». 

 

 

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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