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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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15 mars 2012 Par Carine Fouteau - Mediapart.fr
Changement de ton dans la campagne de François Hollande sur les droits des étrangers. Tout à sa volonté de ne pas donner prise aux critiques récurrentes, à droite, de laxisme, le candidat socialiste est resté jusqu’alors en retrait et flou sur les questions d’asile et d’immigration. Voire il a pu donner l’impression qu’il était prêt à assumer une forme de continuité avec la politique menée par le chef de l’État.
Mais, en réponse aux interpellations de deux associations de défense des droits des étrangers, le Réseau éducation sans frontière (RESF) et l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE), il sort de sa réserve. Dans deux courriers en date du 20 février 2012 (les consulter dans leur intégralité ici et ), il s’engage, s’il est élu à la présidence de la République, à améliorer les droits ou tout du moins à les rétablir tels qu’ils étaient avant la décennie Sarkozy, qui, avant d’être président, avait à deux reprises été ministre de l’intérieur, chargé de ces enjeux.
Pour la première fois, François Hollande précise l’orientation qu’il entend donner à sa politique en cas de victoire. «Je veux porter une autre politique migratoire, une politique responsable, fondée sur des règles transparentes, stables et justes», écrit-il. Remettant en cause frontalement les choix du président de la République, il relève que «le quinquennat qui s’achève a combiné l’instabilité, l’injustice et même l’irresponsabilité en matière migratoire. Au-delà d’un nécessaire changement de politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de division et mettre tout en œuvre pour retrouver une société du vivre-ensemble».
Pour la première fois, il énonce clairement son intention de déconstruire le mécano mis en place par Nicolas Sarkozy: «Avec six lois en dix ans, la droite a, à la fois, rendu illisibles les règles d’attribution des titres de séjour et porté de graves atteintes aux droits les plus fondamentaux.» Aussi propose-t-il d’en passer par la loi: «J’initierai donc une révision du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans le cadre d’une loi sur l’immigration et l’intégration»«Je veillerai, insiste-t-il, à ce que chaque migrant, quelle que soit sa situation, soit traité avec dignité, dans le respect de ses droits fondamentaux.»
L’inflexion est nette sur les centres de rétention administrative, que les socialistes ont créé au milieu des années 1980 comme alternative à la prison pour «retenir» les sans-papiers en instance d’expulsion. François Hollande promet ainsi de refuser l’enfermement des enfants et donc de leurs parents «dès mai 2012», de vouloir en faire une solution de «dernier recours» pour les adultes et de ramener la durée de 45 à 32 jours. «La responsabilité m’oblige à dire que pour les étrangers dont la situation est irrégulière et qui ne pourront pas être régularisés, des procédures d’éloignement devront être réalisés, indique-t-il. Mais elles se feront dans le respect du droit et non pas dans le cadre d’objectifs chiffrés de façon absurde et dangereuse.»
À propos des enfants, sa proposition vient en soutien à la pétition et à l’appel lancés par l’OEE et RESF en février 2012. «J’ai pleinement conscience de la gravité de la situation car ce sont plus de 350 enfants qui ont été privés de liberté, enfermés pendant des jours, voire des semaines, et dont la grande majorité avait moins de 6 ans, avec même plus de 50 nourrissons», souligne-t-il, reprenant les données rassemblées par les associations présentes en rétention pour accompagner juridiquement les étrangers enfermés.
Pour conforter sa décision, il rappelle qu’elle va dans le sens des demandes de plusieurs (ex-)hautes autorités parmi lesquelles la Défenseure des enfants, la Commission nationale de déontologie et de la sécurité et le Contrôleur des lieux de privation de liberté. Il rappelle surtout la récente condamnation par la France de la Cour européenne des droits de l’Homme.
Même s’il déclare que «l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer», le candidat PS ne renonce néanmoins pas aux retours forcés des familles. «Des alternatives existent, comme l’assignation à résidence», affirme-t-il. «De nouvelles solutions pourraient être imaginées, précise-t-il, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (magistrats, associations, avocats…) afin de déterminer les choix les plus adaptés aux situations réelles.»
Critiquant le gouvernement qui «a banalisé la rétention, en a fait un instrument de sa politique du chiffre», il considère qu’y compris pour les adultes ce dispositif de privation de liberté doit rester exceptionnel. Quand le «placement» sera «nécessaire», indique-t-il, «il faudra veiller aux conditions de vie dans les centres et ramener la durée maximale de 45 à 32 jours». Le motif avancé, «on sait bien que cet allongement n’est pas utile», correspond à la réalité puisque la majeure partie des reconduites s’effectuent au cours des dix premiers jours, mais il peut paraître surprenant au regard des effets potentiellement dramatiques sur la vie des personnes concernées.
Sur les mineurs isolés, François Hollande est moins précis. Mais il affirme vouloir revoir leur situation notamment lorsqu'ils se retrouvent (seuls) en zone d'attente.
«Le droit à une vie familiale normale sera assuré et consolidé»
Concernant l’accès aux soins, il veut supprimer «les dispositions les plus choquantes et restrictives» de la loi du 16 juin 2011 concernant les étrangers malades et rétablir la gratuité de l’Aide médicale d’État.
En matière de régularisation, il reste opposé à toute régularisation globale, comme il l’a toujours dit, à la différence de Martine Aubry. Mais, signe que son discours évolue, il promet de «mettre fin à l’arbitraire qui règne aujourd’hui» découlant du pouvoir discrétionnaire dont disposent les préfets. «Le cas par cas» a disparu de son propos: il s’en tient désormais à l’application «uniforme sur l’ensemble du territoire» de «critères précis et objectifs», parmi lesquels la durée de présence en France, le lien dans l’emploi, la scolarisation des enfants et l’«intensité» des liens familiaux.
Plus généralement, en matière d’immigration légale, il prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy, qui entend durcir les conditions d’entrée sur le territoire des conjoints étrangers de Français. «Le droit à une vie familiale normale sera assuré et consolidé», insiste-t-il, en référence à ce que prévoient plusieurs textes européens et internationaux fondamentaux. Il renvoie au Parlement la responsabilité de débattre des «objectifs» de l’immigration économique, sans reprendre l’expression d’immigration «intelligente», utilisée en début de campagne, qui laissait entrevoir une vision utilitariste liée aux besoins des entreprises. 
Sur l’asile, enfin, il propose une avancée majeure pour les personnes en demande de protection puisqu’il dénonce la liste des pays d’origines dits sûrs qui, associée à la «procédure prioritaire», a pour effet d’augmenter drastiquement les refus de candidats venus de certains pays considérés comme ne présentant pas de danger particulier pour leurs ressortissants. «Depuis 2002, les atteintes au droit d’asile se multiplient et le gouvernement actuel s’est servi de ce droit pourtant fondamental comme d’un outil de régulation de l’immigration», déclare François Hollande qui s’engage aussi à réduire le délai entre le dépôt de la demande et la décision car «il est inhumain de laisser ces femmes et ces hommes dans l’incertitude pendant parfois un an, dix-huit mois, voire plus».

Après des années de relations exécrables entre les associations de défense des droits des étrangers et le pouvoir exécutif, la décision du candidat socialiste de s’adresser en premier à elles n’est pas anodin. Il prend d’ailleurs soin en préambule de saluer leur«action» et leur «mobilisation».

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Vite dit

23/9/2019 - D’où viennent les « migrants économiques » ?
(Citation extraite d’un article de Toni Morrison publié en mars 2015 par l’hebdomadaire The Nation)

"Pendant la majeure partie des cinq derniers siècles, l’Afrique a été considérée comme pauvre, désespérément pauvre, en dépit du fait qu’elle est outrageusement riche en pétrole, or, diamants, métaux précieux, etc. Mais comme ces richesses n’appartiennent pas en grande partie à ceux qui y ont vécu toute leur vie, elles sont restées dans l’esprit de l’Occident dignes de dédain, de douleur et, bien sûr, de pillage. Nous oublions parfois que le colonialisme était et est toujours une guerre, une guerre pour contrôler et posséder les ressources d’un autre pays, c’est-à-dire l’argent. Nous pouvons aussi nous leurrer en pensant que nos efforts pour « civiliser » ou « pacifier » d’autres pays ne sont pas une question d’argent. L’esclavage a toujours été une question d’argent: du travail gratuit produisant de l’argent pour les propriétaires et les industries. Les « travailleurs pauvres » et les « pauvres sans emploi » contemporains sont comme les richesses dormantes de « l’Afrique coloniale la plus sombre » – disponibles pour le vol des salaires et le recel des biens, et appartenant à des entreprises métastatiques qui étouffent les voix dissidentes."

À la lumière de ce texte, qui décrit une réalité incontestable, qui peut dès lors prétendre être surpris que des milliers de personnes décident d'abandonner leurs vies, leurs familles, leur histoire pour chercher une vie meilleure ailleurs?
Qui peut dès lors, la main sur le cœur, prétendre que c'est nous, les pays du "premier monde", qui sommes "injustement envahis" par des hordes de "profiteurs parasites" alors que seule une toute petite partie de ces exilé.e.s s'installent dans nos pays?
Qui peut dès lors leur refuser le droit de chercher une vie meilleure, dont nous les avons privés dans leurs propres pays?

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15/9/2019 - On parle d’État de droit ou des tas de droits ?
Suite à nos protestations sur l’expulsion collective de familles de Géorgiens au début de l’été, le préfet de la Côte d’Or nous précise que « La politique migratoire conduite par le Ministère de l’Intérieur et que je mets en oeuvre /…/ est une politique équilibrée qui s'inscrit dans la stricte application de la loi et de l'État de droit. L’État de droit ne saurait être divisible : c'est l’État de droit qui instruit avec rigueur, discernement et humanité /.../ c'est aussi ce même État de droit qui éloigne des étrangers en situation irrégulière ».
Se réfugier ainsi sous le parapluie des tas de droit que nos dirigeants s’évertuent à complexifier chaque fois plus pour interdire tout accès au séjour des étrangers ou pour transformer des problèmes administratifs en délit pénal en prononçant des interdictions de territoire et ainsi transformer la rétention en détention est la marque d’une dérive continue vers une perte de valeur.
Il n’est pas fortuit que la nouvelle Commission européenne change le nom de l'ancien portefeuille lié au droit d'asile, "Migrations, Affaires intérieures & Citoyenneté" par "Protection du mode de vie européen" en omettant ainsi l'essentiel qui serait de « Protéger nos valeurs européennes ».

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Brutalité policière15/9/2019 - Les policiers sont-ils des êtres humains comme les autres ?
Vous recevez chez vous un couple et la dame se déplace difficilement avec des béquilles. Ils doivent partir, mais vous ne pouvez pas quitter votre domicile. Il n’est pas possible d’appeler un taxi et il n’y a pas de transports en commun. En revanche, vous savez que vos voisins sont sur le point de s’en aller. Il semble tout à fait normal que vous fassiez appel à eux pour leur demander s’ils peuvent raccompagner le couple.
Dans notre cas, nous étions une vingtaine de voisins rassemblés devant le Centre de Rétention de Cornebarrieu, isolé au milieu des pistes de l’aéroport, et nous allions quitter les lieux vers 13h00. Dans le même temps les policiers du Centre finalisaient les formalités administratives pour faire sortir un couple indien dont la dame marchait difficilement avec des béquilles et qui venait d’être libéré par le Tribunal Administratif.
Et bien que croyez-vous qu’il arriva ?
Aucun policier n’a pris l’initiative de nous prévenir et les personnes ont été mises dehors vers 13h30, au moment où ni la Cimade ni personne d’autre ne pouvait les aider.
Est-ce que le port de l’uniforme empêche d’avoir un minimum d’humanité ?

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15/7/2019 - L'esclavage, mauvaise surprise ou politique économique officieuse ?
La France accueille de nombreuses personnes étrangères fuyant des guerres ou cherchant une vie meilleure. Elles sont motivées, le travail ne leur fait pas peur, mais, sans papiers, elles ne peuvent travailler n'importe où et dans n'importe quoi. Malgré tout, certaines réussissent à trouver un travail saisonnier, difficile et mal payé, mais un travail quand même.
Mme D. fait partie de ceux-là. Elle a trouvé du travail au Château de Plaimont. En situation de faiblesse, n'ayant pas de papiers, son employeur n'a pas trouvé utile de lui établir un contrat de travail comme la loi l’exige.
Quand Mme D. arrête son travail et demande à être payée, son employeur lui rétorque une fin de non-recevoir. Cet employeur a profité de la situation de faiblesse administrative de Mme D., sans papiers et constamment sous la menace d'une expulsion, pour la traiter comme une esclave.
Ce serait déjà extrêmement grave si c'était un cas isolé, mais malheureusement ce n'est pas le cas. Des employeurs sans scrupules, se sachant presque intouchables, profitent régulièrement de personnes faibles pour les exploiter puis empocher le fruit de leur travail. L'OFII (Office français d'Immigration et d'Intégration) a la responsabilité de récupérer ces sommes pour le compte de ces travailleurs, mais rares sont les étrangers qui savent ça, et encore plus rares ceux qui demandent à l'OFII de le faire, et les employeurs comptent là-dessus.
Pour ma part, tout le vin produit par le Chateau de Plaimont a tourné, lui donnant un arrière-goût d'esclavage insupportable.
Pour en savoir plus lisez ceci.

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2/7/2019 - La fin d'une vie, la fin d'un rêve
Difficile d'imaginer l'état de désespoir dans lequel doit se trouver une personne pour décider de mettre fin à ses jours.
Quand de surcroit cette personne est un jeune mineur, qui par définition a toute sa vie devant lui pour se remettre des accidents de la vie et se construire un futur digne, aucune excuse, aucun prétexte ni aucune explication ne peuvent dédouaner les responsables.
X, jeune mineur étranger isolé de 17 ans, placé conformément à la loi sous la protection de l'État, décide de mettre fin à ses jours. Hébergé dans une chambre d'hôtel lugubre, abandonné par l'État sans suivi, ni accompagnement, ni éducation, avec juste le nécessaire pour s'acheter un ou deux repas simples par jour, n'a plus pu le supporter et est passé à l'acte.
La phrase tant répétée par nos dirigeants : "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" perd ici tout son sens, et laisse apparaître à la vue de tout le monde le cynisme et l'hypocrisie d'une politique migratoire inhumaine qui, s'appuyant sur des considérations de confort économique, ou pire encore, électorales, trahi les valeurs fondamentales de la République, et viole les conventions internationales des droits de l'homme et des enfants que la France a signées.
L'État avait la responsabilité de la sécurité et du bien être de ce jeune, mais elle l'a abandonné, le laissant sombrer dans le désespoir. L'État et ses dirigeants doivent rendre des comptes. Ne rien faire signifierait que la France considère la mort inutile et injustifiable d'un jeune mineur comme un simple fait divers, et cela signifierait officiellement la fin de la "France, pays des droits de l'homme".
Pour en savoir plus, lisez ceci.

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29/6/2019 - Voyage dans le temps.
Je lisais un article, à priori d'actualité, mais les mots qui ressortaient : rafle, expulsion collective, familles déchirées, rétention, transports en charter, m'ont fait douter. Est-ce un article historique de la 2e guerre mondiale ? Incrédule, je regarde la date de l'article. Eh ben non ! Il s'agit bien d'un article d'actualité qui parle d'une action de l'état visant à se débarrasser rapidement d'un grand nombre de personnes n'ayant pas encore obtenu un titre de séjour en France. Je croyais faire un mauvais rêve !
L'État pense avoir trouvé un moyen "efficace" pour se débarrasser rapidement des personnes qu'il considère indésirables ? Efficace, peut-être, mais outre l'inhumanité de cette action consistant à expulser de personnes vulnérables vers un pays, la Géorgie, qui est loin d'être un pays sûr, elle est aussi illégale. Illégale parce que les expulsions collectives sont prohibées en vertu de l'article IV du protocole 4 à la Convention européenne des droits de l’homme. Illégale parce que parmi les personnes mises en rétention il y avait des enfants, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales des droits des enfants signées par la France. Mais ce n'est pas tout. Cette opération a été exécutée sans qu'aucun juge ne soit saisi, et "pour un certain nombre de cas, avant que le juge administratif n’ait statué sur la légalité des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre de ces demandeurs d’asile".
ATTENTION ! "Efficacité" peut peut-être rimer avec économies, mais aussi avec totalitarisme.
Pour en savoir plus, lisez ici et ici.

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12/6/2019 - Noblesse et bassesse des médias
On ne peut que remercier notre service public d'information lorsqu'il permet à un journaliste de FR3 Occitanie de relater dans le détail, de manière précise et avec des recherches de complément d'information la manière dont une famille ukrainienne a été (mal)traitée par nos autorités (voir article sur le lien).
En revanche quelle dose de cynisme faut-il au chroniqueur de France Inter pour expliquer que la Bourse se porte mieux du fait des "avancées" dans les accords commerciaux entre les États-Unis et le Mexique quand on sait que cela est dû au déploiement de la garde nationale mexicaine pour lutter contre les migrants venus d'Amérique Centrale.

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Brutalite policiere7/6/2019 - Une nouvelle arme contre la solidarité.
L'État ou la police de l'air et des frontières (PAF) ont inventé une nouvelle arme pour lutter contre la solidarité : l'humiliation physique et psychologique, avec des soupçons d'agression sexuelle.
C'est le traitement qu'a subi une membre du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes lors d'une visite à un retenu au CRA de Saint Jacques des Landes, en Bretagne, conforme avec la ligne politique de la peur que le gouvernement mène contre la population solidaire.
Difficile à dire ce qui serait le plus ignoble et terrifiant: un État qui a recours à des viols des droits fondamentaux de sa population pour soutenir sa politique, ou des policiers qui, se sachant intouchables, se permettent de trahir leur sermentSource : Wikipedia wikipedia
Serment des Policiers et Gendarmes : Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d'observer les devoirs et la réserve qu'elles m'imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité, de prudence et d'impartialité. Je m'engage à ne faire qu'un usage légitime de la force et des pouvoirs qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l'exercice de mes fonctions. » "
en abusant de leur pouvoir pour exécuter une fouille corporelle qui va bien au-delà de ce qui aurait été requis par la sécurité, la légalité, et même la décence.
Pour en savoir plus...

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rencontre Karine Parrot 3 juin 2019 banniereKarine PARROT
«Carte blanche, l'État contre les étrangers»

Le 3 juin 2019 le Cercle des Voisins a invité Karine PARROT à l'occasion de la parution de son livre «Carte blanche, l'État contre les étrangers».
Nous vous proposons ici les vidéos et bandes sonores réalisés lors des séances.

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