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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

Source : SOS Méditerranée - 2/7/2020

Alors que certains rescapés attendent depuis sept jours maintenant l’assignation d’un port de débarquement, nous avons effectué deux nouveaux sauvetages.

Mardi soir, nos marins-sauveteurs ont porté secours à 47 personnes sur une petite embarcation en bois à la dérive au sud de Lampedusa. Un scénario identique à ceux des sauvetages menés jeudi dernier.

Après des jours passés en mer, les survivants de cette embarcation étaient particulièrement déshydratés et épuisés. « Ça fait trois jours, trois nuits qu’on est partis de Libye, où on a beaucoup, beaucoup souffert... », confie l’un d’entre eux au journaliste de l’AFP présent à bord.

A peine arrivés à bord de l’Ocean Viking, nos équipes leur ont donné de l’eau mais également des gâteaux hyper-protéinés afin qu’ils reprennent des forces. Certains ont pu également voir notre médecin à bord, après être passés au thermomètre frontal, obligatoire en ces temps de Covid-19.

Plus tard dans la soirée, une nouvelle alerte est donnée. A bord d’une embarcation en fibre de verre, 16 personnes, dont une femme et quatre mineurs, ont été secourues par nos marins-sauveteurs.

Désormais, ce sont 180 hommes, femmes et enfants qui se trouvent à bord de l’Ocean Viking dans l’attente d’un port de débarquement. Une attente particulièrement éprouvante en raison de la chaleur et des conditions de circulation sur le pont limitées par l’application des mesures sanitaires.

Il est urgent qu’ils puissent tous être débarqués rapidement en lieu sûr.

En attendant, notre équipe médicale ainsi que nos marins-sauveteurs prennent soin d’eux du mieux possible grâce aux différents équipements médicaux et logistiques disponibles sur notre navire ambulance.

Si nous sommes là pour eux, c’est grâce au soutien de milliers de citoyens européens. Vous aussi, agissez face à l’inacceptable et ensemble, sauvons des vies en mer !

 

 

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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