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Le Cercle des Voisins

Informe de l'atteinte à la dignité et aux droits humains que représente l’existence et le fonctionnement du «Centre de Rétention Administrative de Cornebarrieu», défend la libre circulation des personnes et dénonce le système mis en place pour l’expulsion des personnes privées de papiers.

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Fermez les Centres de Rétention !

La secrétaire générale de La Cimade dénonce : les enfermements arbitraires, les violences et les mises à l’isolement répétées, un climat de stigmatisation grandissante, les expulsions illégales

Solidarite avec Mimmo Lucano

Contenu : Chronique du CRA de Paris-Vincennes - 22/4/2020

Quelques nouvelles d'autres CRA

CRA DE OISSEL - Parole de retenus

Le réseau de visiteurs de l’observatoire citoyen du CRA de Oissel recueille chaque jour les paroles des retenus ; Aujourd’hui, ils nous adressent un texte collectif ...

"Nous sommes actuellement 7 retenus au Centre de Rétention de Oissel, tous sortis de prison, sans contact pour la plupart d’entre nous avec nos familles ;

La situation est insupportable ici : en raison du confinement, il nous est impossible de recevoir de la visite de nos proches ...Nous n’avons pas accès à des tenues de rechanges, certains n’ont même pas de sous-vêtements ; la situation est tellement hors normes, inhumaine que le bon déroulement d’une journée s’en trouve perturbé.

La cour de promenade qui doit être ouverte toute la journée ne l’est que 45 minutes par jour et ce seulement par la volonté des policiers qui n’ont ni masques ni gants même lors des palpations ; Il ne nous est pas permis d’acheter de l’eau ou toute autre boisson , il ne nous est pas permis d’acheter des produits alimentaires ou des cigarettes alors que nous y avons droit, nous ne pouvons non plus acheter des portables ou des cartes de téléphone pour la cabine ; Nous avons tous une vie familiale et sociale, à titre d’exemple, l’un de nous a appris hier la mort d’un proche et s’il est amené à quitter la France, il perdra le lien avec sa fille...

L’isolement se fait pesant, nous n’avons aucune activité et nos santés se dégradent ; nous vivons dans la peur, il est impossible de respecter les geste barrière, si un seul arrivant se trouve contaminé, nous le serons tous. Le risque est important.

Tous les retenus ici comprennent et parlent le français, certains sont arrivés enfants ou très jeunes en France ;

Nous estimons que les conditions de rétention sont indignes, c’est une double peine et ce d’autant plus qu’il est impossible de procéder à l’expulsion de qui que ce soit, ce qui rend la rétention injuste et injustifiable.

Nous voulons insister sur l’absurdité d’un prolongement de la rétention car dans le contexte du confinement, la circulation des avions ne reprendra pas normalement avant septembre. Nous demandons nos libérations immédiates et la fermeture du CRA pour préserver nos santés et nos dignités, protéger nos proches qui souffrent et s’inquiètent ..."

CRA du Mesnil-Amelot

“Les mesures de sécurité contre le COVID 19 sont très très faibles, mais on y est confronté et on est limite livré à nous même“ : témoignage d’un prisonnier du CRA de Mesnil Amelot

Depuis fin mars, les prisonnièr.es des cra de Palaiseau et de Plaisir ont été regroupé.es dans le cra de Mesnil Amelot, à proximité de l’aéroport Charles de Gaulle. Les révoltes qui se sont produites dans le centre pour protester contre le manque absolue de mesures de protection contre la propagation du covid-19 ont été réprimées avec le déplacement de certains prisonniers vers les cra de Lille et de Oissel (Rouen). Au Mesnil, rien n’a changé aux conditions de saleté et proximité dans lesquelles les détenu.es sont obligés à vivre – pire, deux bâtiments du centre ont été vidés et tous les détenus ont été regroupés dans une même structure. Entre samedi et dimanche dernière, 22 personnes en plus ont été renfermées à Mesnil.(...)

CRA de Cornebarrieu

Situation au CRA de Toulouse le 26 avril : 7 nouvelles personnes enfermées en 48 heures et des juges qui valident et prolongent l’enfermement, virus ou pas.

Nombreux témoignages et enregistrements audio sur le blog Toulouse anti CRA

 

 

Vite dit

06/06/2022 - Archarnement administratif, ca suffit !

« Comment peut-on croire qu'on sera plus heureux en faisant du mal à d'autres ? » (Hervé le Tellier – L'anomalie)

Ce mardi 7 juin 2022, Gideon est convoqué au tribunal judiciaire de Toulouse. Combien de juges a-t-il vu depuis le jour où il a été interpellé au commissariat de Pamiers ?

Au moins 7.

Le 3 mai, ce jeune gabonais de 18 ans, a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu pour un vol prévu le 4 mai vers Libreville. Ce placement rendu possible par la loi (Article L 740-1 CESEDA) a été concrétisé par la préfecture de l'Ariège.

Il a refusé d'embarquer car toute sa famille vit en France de manière régulière. Il est scolarisé au lycée de Lavelanet et n'a plus du tout d'attache au Gabon.

Le 5 mai, le juge de la liberté et de la détention (JLD) décide de la prolongation de sa rétention (Article L742-3 CESEDA) permettant ainsi à l'administration d'organiser un nouvel 'éloignement'.

C'est le 27 mai qu'aura lieu cet 'éloignement' mais cette fois avec des techniques coercitives musclées (GTPI). Monté de force dans l'avion, Gidéon sera ligoté et molesté jusqu'au moment où le commandant de bord exigera son débarquement.

Mais s'opposer à son expulsion est un délit. Gidéon passera le soir même devant le procureur en CRPC (Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité) et sera puni d'une peine de prison de 3 mois avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve.

A 100 km de Toulouse, la préfète de l'Ariège reste inflexible : Gidéon doit rester enfermé pour être expulsé.

Le 2 juin, la juge JLD rendra un avis légèrement plus conciliant en lui permettant de rejoindre famille mais en l'obligeant à signer tous les jours au commissariat.

La préfecture de l'Ariège n'a pas apprécié cette décision. Elle a fait appel et l'audience aura lieu ce mardi 7 juin à 9h45 au palais de justice de Toulouse.

Si vous venez à cette audience, vous ne verrez pas le ou la signataire de cet appel. Il ou elle se fera représenter par un ou une porte-parole bien obéissant.e.

On sait qu'un nouveau vol a été demandé par la préfecture et si Gidéon le refuse, il risque cette fois 3 ans d’emprisonnement et une interdiction du territoire de 10 ans.

Depuis ses 18 ans, Gidéon vit sous la menace d'une arrestation, d'une expulsion !

Ce 6 juin, c'est son anniversaire. Il a 19 ans.

 

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